Déjà 6 mois que j’ai quitté Montréal pour me réinstaller en France. J’ai du mal à y croire, car je n’ai rien vu passer… Si vous débarquez ici, sachez que j’ai écrit plusieurs articles sur mon ressenti depuis que je suis rentrée. Vous pouvez donc trouver :
3 mois se sont écoulés depuis mon dernier bilan, qui était plutôt positif. Alors, est-ce que les choses ont changé ? Je vous dis tout.
J’ai eu un choc culturel
On m’a beaucoup préparée à « l’impatriation ». Rentrer en France ne veut pas dire que l’on va retrouver tout ce que l’on a quitté. Alors je m’y étais vraiment préparée, mais j’avais peur du choc culturel.
Ça fait 6 mois que je suis revenue et… rien. Je me suis réacclimatée sans difficulté à la vie ici. Je ne trouve pas les points négatifs qu’on m’a tant mentionnés avant que je revienne.
Le choc culturel a même été assez positif, car je trouve les gens particulièrement agréables, aimables. Je suis (bizarrement) surprise d’entendre les gens dire bonjour ET au revoir en montant et en descendant du bus. Les ados sont polis. On se sourit quand on se parle dans les magasins. Au Québec, ça m’avait manqué. Attention, je ne dis pas que les Québécois ne sont pas aimables ! Mais quand je croisais des gens dans le couloir au boulot ou que je rentrais dans un ascenseur, les gens ne me disaient pas bonjour, par exemple.
J’ai déjà beaucoup parlé « bouffe » dans mes précédents bilans, donc je ne vais pas en remettre une couche. Mais punaise, quel plaisir de varier les plats et de redécouvrir des aliments que je n’utilisais plus au Québec.
Côté médical, c’est aussi un vrai bonheur. Plus besoin de galérer à trouver un rendez-vous chez le généraliste. Ici, il suffit d’aller sur Doctolib et on peut avoir un rendez-vous le lendemain. J’ai vu tous les spécialistes que je n’arrivais pas à joindre en moins de 6 mois. J’ai même réussi à décrocher un rendez-vous chez l’ophtalmo en moins de 2 mois !
Et mes proches ?
Mes enfants se sont parfaitement intégrés et c’est un bonheur de les voir si épanouis. Mon grand passe ses mercredis après-midi à la plage, les pieds dans le sable (même en janvier !!) avec sa grand-mère, pendant que ma petite commence à marcher avec son papi.
Je suis si heureuse et reconnaissante de les voir se créer ces souvenirs, que j’ai moi-même eus avec mes grands-parents. La vie est douce en Bretagne. Même si on continue à beaucoup parler de Montréal, car on veut que notre aîné le garde en mémoire, on s’intègre le plus possible à la vie malouine.
Mon conjoint a eu des moments difficiles. Le retour a été beaucoup plus compliqué pour lui, preuve que chacun réagit différemment. Mais il commence à aller mieux. Il n’est toujours pas habitué au climat breton, mais il va falloir quelques années pour ça, je crois !!

Une vie sociale qui redémarre tout doucement
Le plus gros challenge dans ce retour en France, c’était notre vie sociale. On avait un bon cercle d’amis à Montréal, mais pas de famille. À Saint-Malo, on a de la famille, mais pas d’amis (ou presque !).
Au bout de 6 mois, je peux enfin dire qu’on commence à se refaire un petit cercle. J’ai renoué avec un copain de fac et on s’entend super bien. On commence à créer des liens avec les parents de l’école, des affinités se créent. J’ai bien hâte que les beaux jours reviennent pour les goûters post-école sur la plage.
Chaque nouvelle rencontre est l’occasion de sympathiser. On a même été boire un verre avec un couple d’anciens expats à Montréal. Comment on les a connus ? Via un agent immobilier qui nous faisait visiter un appartement.
Bref, tout ça est encore frais, mais petit à petit, les relations se développent et se construisent.
En conclusion ?
Parfois, je me demande si c’est normal que je me sente aussi bien. J’ai adoré mes années à Montréal, je me sens tellement chanceuse d’avoir la nationalité canadienne et de savoir que j’ai de bons amis là-bas.
Mais, hormis les copains qui gardent une place précieuse dans mon cœur, rien ne me manque de ma vie d’avant. On a enfin vendu notre appartement, je n’ai donc plus d’attache physique. Je suis en paix avec la fermeture de ce chapitre et impatiente à l’idée de vivre la suite. J’ai plein de projets en tête. J’ai la sensation que je suis enfin exactement là où je devais être. Ça fait du bien de pouvoir respirer enfin. Je me sens libérée.

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